
Dépot de gerbe au monument



L'appel des noms morts pour la France


M. Yves Beuvain Maire M. Ghislain Tétard Conseiller général

Avant toute chose, merci aux personnalités qui nous font l'honneur de leur présence. Je voudrais tout spécialement saluer celle qui vient de plus loin, en l'occurrence Mme Françoise Henneron, sénateur du Pas-de-Calais que j'ai tenu à associer à cette cérémonie, d'abord pour le plaisir de l'accueillir dans notre village et ensuite pour la remercier de la subvention qu'elle a bien voulu nous accorder sur les fonds parlementaires. Enfin, et c'est un peu plus politique et personnel, je voudrais lui dire que j'approuve totalement la position qu'elle a adoptée au Sénat concernant la réforme de la taxe professionnelle ; il est vrai que les élus des collectivités locales et notamment des communes s'inquiètent des effets de cette réforme sur les finances locales dont on sait qu'elles posent déjà problème. Aussi, cher Françoise, bon courage pour la suite des évènements.
Mesdames, Messieurs, en ce jour anniversaire de l'armistice, j'imagine que les élus sont très sollicités pour participer à des manifestations semblables à la nôtre. C'est d'ailleurs pour cause d'engagements antérieurs que Mme la Sous-préfète ne peut être des nôtres, de même que Daniel Fasquelle et Jean-Marie Krajewski retenus respectivement au Touquet et à Berck.
Toutefois notre député est représenté par son suppléant, Roger Pruvost. Je le remercie de sa présence. Par égard pour ceux qui sont venus, je voudrais faire en sorte que cette cérémonie ne se prolonge pas au-delà du raisonnable. Je veux bien sûr parler de la partie officielle, quant à la partie récréative, si je puis dire, qui suivra, elle durera aussi longtemps que vous le souhaitez... en tout état de cause, à 8 heures, on éteint !
Avant d'en venir au sujet qui justifie cette rencontre, je voudrais profiter de l'occasion pour exprimer publiquement ma reconnaissance aux élus de tous bords politiques, présents ou absents, pour l'attention qu'ils portent aux demandes de soutien financier à nos petits projets. Cette gratitude, je l'exprime évidemment pour le passé mais, également, j'oserai dire « par anticipation » pour l'avenir, sachant que nous aurons encore besoin de leur aide, notamment pour le plus gros chantier de ce mandat, c'est à dire la deuxième tranche de la rénovation de la voirie de la rue de Beaurain. Je suis presque sûr que tous auront à coeur d'apporter leur généreuse contribution à cette réalisation très attendue par les riverains.
Mais, aujourd'hui, nous ne sommes pas là pour parler finances et projets municipaux, nous sommes rassemblés en ce jour de commémoration du 11 novembre 1918, pour mettre à l'honneur six de nos concitoyens, en l'occurrence deux employés de la commune et quatre élus. C'est leur longévité et leur persévérance dans l'exercice de leurs fonctions respectives qui leur valent de recevoir la médaille d'honneur communale, départementale et régionale en argent qui récompense 20 ans de travail ou de mandat.
Je sais bien que tout le monde n'accorde pas la même valeur ni la même signification aux médailles. J'en connais même qui préfèrent ne pas se faire remettre une distinction, de peur d'avoir à payer un verre aux copains. Mais, je ne vais pas commencer à dire du mal du secrétaire de mairie, sinon ça va encore dégénérer.
En tous cas, je crois tout de même qu'une décoration comme celle que nous allons remettre aujourd'hui n'est pas dénuée de signification. D'abord parce que, comme son nom l'indique, elle est réservée aux acteurs professionnels et aux édiles qui oeuvrent au sein des collectivités territoriales et, ce faisant, elle a valeur de reconnaissance pour ces structures démocratiques que sont les régions et les départements mais surtout les communes qui concourent au développement et à la vie de notre pays.
Le temps est fini où les agents de la fonction publique territoriale était considérée simplement comme une sous catégorie de la fonction publique. Une autre preuve en est que, récemment, sommés de choisir entre travailler pour l'Etat ou pour le Département, nombre de collaborateurs des services de l'Equipement ont opté pour le Conseil Général.
Est-ce que cela signifie pour autant que les agents des collectivités locales sont suffisamment payes ... je n'ose pas me retourner vers Etienne et Pascal dont je crois connaître l'opinion sur le sujet ... Mesdames, Messieurs, je ne vais pas retracer le parcours de chacun des récipiendaires car cela nous entraînerait jusqu'à pas d'heure,...
Je voudrais néanmoins me tourner d'abord vers nos deux collaborateurs, Etienne et Pascal, en premier lieu pour les féliciter et ensuite pour les remercier de tout ce qu'ils ont accompli au service de la commune au cours de ces deux décennies.
Ils n'ont pas reçu la même formation ni effectué le même parcours professionnel avant de rejoindre la commune, l'un à temps plein, l'autre trois jours sur cinq. Ils n'ont donc pas les mêmes compétences ni les mêmes centres d'intérêt mais ce qui compte vraiment, c'est qu'ils sont tous deux profondément, je dirai même viscéralement attachés à leur village, à ce territoire qu'ils connaissent comme leur poche, à ces rues, à ses places qu'ils ont parcouru mille fois et surtout à tous les habitants qui, dans leur immense majorité, reconnaissent et apprécient leur travail.
Bien sûr, et je sais qu'ils en sont conscients, nos deux amis se font parfois critiquer. Ainsi les jours de grand froid et d'intempéries, tout le monde voudrait les avoir dans sa rue pour saler et déneiger... sauf que, pour ce genre d'opération, il n'y a pas de miracle. Il faut bien commencer par un bout et finir par un autre. Et puis surtout, la critique est d'autant plus malvenue que ces jours là, on oublie qu'à l'heure où la plupart d'entre nous se lèvent, eux ont déjà plusieurs heures de travail dans les bottes...
Les citoyens qui sont également des contribuables considèrent, à juste titre d'ailleurs, qu'ils participent aux salaires de tous ceux qui travaillent pour la commune et, comme on dit, ils en veulent pour leur argent. Et bien, je peux les rassurer et leur dire que nous avons beaucoup de chance d'avoir des collaborateurs aussi sérieux, aussi professionnels et, simplement, aussi courageux que nos deux compères.
Et je voudrais, pour terminer, les remercier pour leurs engagements respectifs dans la vie associative et sportive : si le club de javelot dont s'occupait Pascal est un peu en sommeil, Etienne est toujours aussi impliqué dans la vie de l'amicale laïque et quand il ne s' occupe pas des footballeurs, il s'intéresse au matériel agricole et chacun se souvient du formidable succès de l'exposition qui a eu lieu ici même, au printemps dernier.
Je sais que l'un et l'autre, vous accordez une certaine importance à la distinction que vous allez recevoir dans un instant mais, au conseil municipal, il nous a semblé que cette remise de médaille pouvait être également l'occasion de vous exprimer plus concrètement notre reconnaissance pour le travail accompli. Nous avons donc décidé d'y adjoindre un petit pécule mais je n'en dirai pas plus, le risque étant que les impôts viennent vous demander des comptes...
S'agissant maintenant des élus, pour eux, bien sûr, pas question de primes ; d'autant moins que trois sur quatre ont été ou sont encore adjoints et qu'ils ont perçu ou perçoivent encore de grasses indemnités. Il y en a même un qui a droit à une retraite d'adjoint, croyez-moi tout à fait confortable !
Et c'est justement par lui que je voudrais commencer cette revue des élus médaillés. Entre Henri et moi, c'est vraiment une amitié de plus de 30 ans. Il était à peine installé à Gouy qu'il manifestait déjà des ambitions politiques. Arriva le scrutin de 77 et notre ami Riton se retrouva candidat sur la liste emmenée par M. Lucien Thélu, liste sur laquelle j'avais l'honneur de figurer en dernière position ; un classement que je gardais d'ailleurs à l'heure des résultats, tandis que celui qu'entre nous, on appelait l 'étranger, obtenait un résultat plutôt flatteur. Mais le grand souvenir qu'Henri a gardé de ce scrutin, c'est le contenu des deux premières enveloppes ouvertes par le maire, c'est à dire deux listes Thélu sur lesquels on avait barré deux noms, celui de Philippe LEBEL et le mien. Pour une entrée en matière, vous avouerez qu'il y a plus brillant. Six ans plus tard, même scénario pour Henri : même si la veste était un peu plus courte, il l'accrochait encore une fois au 1er tour.
En 1989 enfin, le sort des urnes souriait à Riton qui faisait enfin son entrée au conseil municipal dès le 1 er tour, en compagnie de Gérard, rejoint au second tour par Françoise, Georis et Jean-Louis ... Et c'était parti pour un premier mandat d'opposant avec, m' a-t-on raconté, quelques soirées épiques, surtout celles que mon cher cousin abordait avec la ferme intention de faire grimper grand-père à mur, ce qui traduit en bon français signifie qu'il avait bien l'intention d'agacer quelque peu mon prédécesseur et je crois qu'ils y parvenaient sans grande difficulté.
Du scrutin de 2005, il y a peut à dire sinon qu'à nouveau tête de liste, l'ami Henri retrouva son siège mais toujours du mauvais côté de la table, c'est désormais , c' est à dire celui de la minorité dont j'avais désormais l'honneur de faire partie, mon cher cousin m'ayant gracieusement cédé sa place.
Et puis, vint ce beau jour de 2001 ou, contre toute attente, alors que mon pronostic était des plus pessimistes, les électrices et les électeurs décidèrent de nous donner une chance et lors de l'installation du conseil, le choix d'Henri pour le poste de Premier j adjoint, chargé notamment de la voirie, s'imposait et il fut plébiscité par la nouvelle majorité municipale.
Pendant sept ans, nous avons collaboré étroitement et surtout quotidiennement au service de la commune, avec sérieux mais toujours dans la bonne humeur. Et je dois dire que ce fut une association sans nuage, avec de la part d'Henri, une disponibilité totale et, entre nous, une confiance qui ne fut jamais trahie.
Il y a, dit-on des attitudes qui classent un homme concernant Henri, je voudrais vous en citer trois qui caractérisent le bonhomme: d'abord, il aurait pu m'en vouloir de lui avoir ravi cette fonction de maire à laquelle il pouvait prétendre autant que moi : il n'en a jamais rien été. Ensuite, quand vint la maladie, si Henri est venu m'en informer, ce n'était pas pour se plaindre mais pour me demander s'il devait me remettre ses fonctions d'adjoint tout de suite car il n'entendait pas recevoir des indemnités pour un travail qu'il ne pourrait plus assumer. Et puis, dernier geste en date, alors qu'il pouvait parfaitement poursuivre sa tâche, comme il s'y était engagé, il a laissé sa place d'adjoint à un jeune élu, sans pour autant se désintéresser des affaires communales. Mesdames, Messieurs, je crois qu'il n'y a qu'une formule pour caractériser un tel individu et cela s'appelle avoir de la classe. Je lui adresse toutes mes félicitations pour la distinction qu'il va reçevoir.
J'en viens maintenant au numéro 2 du premier gouvernement, devenue N°l dans le deuxième, je veux parler de Françoise. Et, allez donc savoir pourquoi, chaque fois que nous évoquons ensemble nos pérégrinations électorales, je sens une odeur de crêpe me monter dans le nez. L'explication en fait est très simple. Cela se passait à l'hiver 1988/89. L'échéance municipale approchait mais nous avions été si souvent blackboulés, écrasés pour ne pas dire atomisés, que le projet de reconstituer une équipe pour partir à l'assaut de la mairie, ne déchaînait pas vraiment l'enthousiasme. Avec un petit sourire en coin, on nous faisait comprendre qu'on était bien gentil mais que pour se faire élire, il valait mieux aller en face...
Néanmoins, un beau soir, Françoise et moi avons décidé de prendre le taureau par les cornes et de partir à la recherche de candidats. Et c'est ainsi que tous les soirs ou presque, nous allions tirer les sonnettes et, de ce fait, Françoise délaissait quelque peu les tâches ménagères. Résultat, durant plusieurs semaines, toute sa petite famille fut condamnée au plat unique, à savoir des crêpes. Je suis convaincu qu'à cette époque, le mari et les enfants ont du me haïr mais, au moins ils furent récompensés de leur sacrifice gastronomique puisque Françoise fut élue cette année là.
Certes, en prenant sa place à la grande table du conseil, elle ne pouvait pas savoir qu'elle en prenait pour; au moins 25 ans dont douze d'apprentissage dans l'opposition. L'expérience ainsi acquise autant que son sens du contact et sa passion de l'action publique la désignaient naturellement pour faire partie de la municipalité, C'est ce qu'elle fit de 2001 à 2008 en qualité de 2ème adjointe et depuis 2008 en tant que 1 ère adjointe : si elle continue à ce rythme, tous le espoirs lui sont permis pour 2014.
En attendant, si vous me le permettez, je voudrais profiter de l'occasion qui m'est offerte pour la remercier tout particulièrement de l'aide qu'elle m'apporte dans la gestion des affaires communales. Libérée de ses obligations professionnelles depuis le 31 décembre dernier, elle a fait le choix de se concentrer pleinement sur l'action publique et même si elle assume avec bonheur ses récents galons de grand-mère, je la sais disponible pour toutes les missions municipales où elle me remplace avantageusement sans pour autant délaisser ses fonctions d'adjointe à la voirie, notamment durant cette année où la rue de bas lui a donné quelques soucis...
Mesdames, Messieurs, je renonce à vous dire aujourd'hui tout le bien que je pense de Françoise mais vous comprendrez qu'à l'occasion de l'hommage rendue à l'action de l'élue locale qu'elle est depuis plus de 20 ans maintenant, je tenais également à lui exprimer ma gratitude personnelle pour l'aide qu'elle m'apporte et pour son dévouement permanent à la cause municipale.
J'en viens maintenant au 3ème larron de l'histoire, en la personne de maître Gérard : il a vécu le même parcours que Françoise, élu de l'opposition pendant 13 ans avant d'accéder aux fonctions d'adjoint chargé notamment des bâtiments publics.
Gérard, nous le savons tous, a ce que l'on peut appeler un caractère entier : il dit ce qu'il pense et pense ce qu'il dit et tant pis pour l'interlocuteur qui n'apprécie pas son style direct. De toutes façons, pour maintenant, on va avoir du mal à le changer.
Mais, même si sa manière de faire ou de dire ne plait pas à tout le monde, tous ceux qui le connaissent savent que l'essentiel n' estpas dans la forme; ce qui est important pour un élu, c'est le travail qu'il accomplit jour après jour pour répondre aux justes attentes de ses concitoyens ; tout le reste n'est que littérature. Et, S'agissant de Gérard, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il s'est pleinement impliqué dans sa tâche avec des résultats que chacun peut apprécier, et qui vont de la rénovation du porche et du clocher de l'Église jusqu'à la finition des travaux d'aménagement de la salle culturelle en passant par les petits et grands chantiers menés à bien aux écoles, à la mairie, dans les logements attenants, et tout récemment à la bibliothèque sans oublier les soins apportés à cette salle ainsi qu'aux locaux techniques, au stade et au cimetière.
Dans le domaine d'action de Gérard, le travail ne manque pas et je dirai même que la difficulté est plutôt de hiérarchiser les priorités et d'aller au plus urgent, quitte à retarder les projets qui lui tiennent à cœur. Pour parvenir à ses fins, un élu doit donc faire preuve d'obstination et de constance, des qualités qui ne manquent pas à Gérard, lequel conscient qu'en politique on ne peut pas tout obtenir tout de suite, cultive désormais l'art difficile de la patience même si parfois, il ne peut pas s'empêcher d'exploser devant une aberration administrative ou une injustice qui le révolte.
Si il lui arrive d'exprimer un certain désenchantement, je n'imagine pas Gérard renoncer à une fonction qui, en réalité, le passionne et je suis sûr que, d'une manière ou d'une autre, il trouvera toujours le moyen de servir notre petite communauté dont il a bien mérité l'hommage qu'elle lui rend aujourd'hui à travers cette modeste distinction.
Les raisons ne sont peut-être pas les mêmes mais le résultat est identique : Georis DUBOIS, lui aussi, a plus que mérité la médaille qu'il reçoit aujourd'hui. Lui aussi a du faire preuve de courage et de patience avant de pouvoir faire son entrée au conseil mais depuis qu'il a su gagner la confiance de ses concitoyens , il compte parmi les élus les plus fidèles, les plus assidus et les plus sérieux
Certes, il lui arrive de distraire ses petits camarades mais, en règle générale, Georis n'est pas homme à intervenir à tout propos pour le seul plaisir de s'écouter parle r: quand il prend la parole c' est qu'il se sent en devoir de le faire et tout naturellement on l'écoute parce qu'il est la voix du bon sens et de la raison. Qui, plus est, celui que nous avons gentiment rebaptisé, Monsieur le Maire des Trois Cornets, est doué d'un talent particulier : il a comme on dit, le sens inné de la formule. Il est capable de vous résumer une affaire compliquée en quelques mots bien choisis et j'avoue que c'est bien utile quand on a besoin de conclure un trop long débat. Ceci pour dire qu'un conseil municipal sans Georis serait bien triste et qu'on est drôlement content de l'avoir avec nous ... et lui aussi mérite bien sa distinction et si vous le voulez bien, vos applaudissements.
Mesdames, Messieurs, je sais déjà qu'à peine ce micro éteint je vais subir le flot habituel des critiques et que l'on va me reprocher d'avoir été long et ennuyeux ou plus directement comme dirait ma belle soeur : chiant. Mais, à bien y réfléchir ce discours de 12 pages est censé raconter 120 ans de travail pour la commune et finalement, une page pour 10 ans de dévouement ce n'est pas cher payé. En tout cas les heureux récipiendaires ont bien mérité cet hommage sans prétention mais totalement sincère et largement justifié. Je vais maintenant passer la parole à celles et ceux qui souhaitent la prendre. J'espère tout de même qu'ils seront plus concis que moi d'autant que l'heure avance et que l'on commence à avoir faim et soif aussi (surtout moi).
Chers nouveaux médaillés, cette distinction vous ne l'avez pas demandée, c'est moi qui ai insisté pour qu'elle vous soit attribuée et remise en présence de vos parents et amis car elle récompense de grandes qualités à commencer par le dévouement et le service des autres mais aussi le sens du travail bien fait. Cette médaille vous en êtes tous parfaitement digne et vous pourrez être fier de la porter. Merci de votre attention.
Yves Beuvain

M. Jean François Rapin conseiller Régional Mme Françoise Henneron Sénateur du Pas de Calais

M. Pruvost député Adjoint

M. Henri Rouzé et Mme Françoise Thélu

M. Gérard Monclaire et M. Georis Dubois

M. Etienne Demilly et M. Pascal Evrard

Les Récipiendaires

Une surprise pour M. Yves Beuvain qui reçoit le médaille du Sénat...

Les récipiendaires avec les élus locaux