Le repas CCAS

Une centaine de personnes à table

 

Yves Beuvain, maire

M. Honoré Kett et Mme Marguerite Grevet, les Doyens du repas.

 

L'accordéon Club dirigé par Nicole Trunet

  

Sur un air d'accordéon

 

L'heure des comptes

 

 

Mesdames, messieurs les élus municipaux et membres du CCAS Mesdames les présidentes, passé ou actuel, du club des aînés,
Mes chers concitoyens,

C'est déjà la dixième fois que j'ai l'honneur de vous accueillir dans cette salle municipale pour partager ce repas que la commune et le C.C.A.S.sont heureux de vous offrir.
10 ans, c'est long et c'est court. Par exemple en politique, 10 ans, c'est interminable pour ceux qui se trouvent dans l'opposition et qui sont impatiens de prendre ou de reprendre le pouvoir. Mais 10 ans, c'est court quand on tient les rennes et qu'il faut se battre chaque jour pour faire avancer les dossiers et les projets de la commune et ainsi tenir ses engagements électoraux…
Dix ans, cela équivaut à une demi-génération.

Mais cela a été suffisamment long pour nous donner le temps de voir disparaître quelques silhouettes qui nous étaient familières et cette année n'échappe à la règle, puisque six de nos concitoyens nous ont quittés depuis notre dernière rencontre parmi lesquels certains qui étaient toujours fidèles au rendez-vous de ces agapes. Je pense en particulier à Madeleine, à Mireille, à Béatrice mais aussi à notre ami et conseiller Emile DESEILLE tous partis trop tôt pour un monde meilleur. D'autres, tels Andrée LELEU et Michel SAGOT, souffraient d'un tel handicap qu'il leur était impossible de nous rejoindre.

Quelques aînés nous ont donc quittés mais d'autres sont venus non pas pour les remplacer mais simplement pour renforcer les effectifs du club des 62 ans et plus. Cette année, j'ai plaisir à saluer celles et ceux qui ont atteint l'âge requis pour prendre place à la grande table des seniors, à savoir Françoise Thélu ,Ginette Fauquet, Brigitte Daveluy, Francine et Yves Grumetz, Michel Bissette, Philippe Briois, Gérard Devos et Michel Devos.
Je dois vous dire que je respecte pleinement la liberté de chacun : venir au repas des aînés, cela n'a jamais été une obligation. Par ailleurs, je connais nombre de nos aînés qui auraient préféré ce dimanche être avec nous plutôt que rester cloîtrés chez eux à cause de la maladie ou encore trop marqués par un deuil dans leur famille.
Mais il a aussi un certain nombre de nos concitoyens qui, même s'ils ne le disent pas clairement, ne viennent plus au repas des aînés, simplement parce que, visiblement, ils n'aiment pas ma tête.

Comme il va m'être difficile de changer de tête, je crois qu'il est temps de dépasser de telles considérations et de laisser de côté la politique quand il s'agit simplement de faire un bon repas et de passer quelques heures agréables et conviviales avec des personnes que l'on a pas forcément l'occasion de voir tous les jours.

Mesdames, Messieurs ; chers aînés, je vous confie donc cette mission qui consistera à convaincre, celles et ceux qui auraient pu être avec nous aujourd'hui que c'est bien le repas de la commune, via le CCAS, qui nous rassemble en ce premier dimanche de mars et ce n'est pas le repas du maire.
Je dois vous dire, très sincèrement qu'il me semble indispensable, vital même, que l'on puisse encore arracher aux griffes de la politique quelques moments de décontraction et d'amitié comme celui que nous allons vivre maintenant.

Si j'ai bien compris ce que j'ai lu dernièrement dans le journal d'une association locale, la campagne des municipales serait déjà engagée… du moins le pensent-ils.
Et bien, voyez vous je ne suis pas sûr que ce serait rendre service à la population que de chercher sans cesse à la diviser en entretenant un climat de conflit permanent dans la commune.

Mais, en tout état de cause, sachant que le bon sens guide et inspire vos choix, je sais que je peux vous faire confiance pour ne pas tomber dans ce travers et je dois dire que je vous accueille tous à ce repas, avec le même plaisir et sans faire de différences d'aucune sorte entre les convives.

J'espère que nous allons passer un agréable moment ensemble, toutefois avant de lancer le service, je voudrais par avance remercier notre chef de cuisine, M. Christophe ainsi que les dames et les demoiselles qui vont le seconder au cours de l'après-midi en l'occurrence, Arlette et Nathalie, Jacqueline et Carole, sans oublier la benjamine, Allison.

Je voudrais également saluer nos doyens du jour, à savoir, chez les dames Marguerite Grevet et chez les messieurs Honoré Kett et je demande à mes deux adjointes de bien vouloir les fleurir comme le veut la tradition et toujours selon les us et coutumes, je vais demander à mes adjoints masculins cette fois de bien vouloir fleurir comme elles le méritent d'une part notre amie Nicole qui a accepté de remplacer, au pied-levé si je puis dire, notre musicienne et animatrice habituelle Geneviève qui se remet lentement d'une belle chute, d'autre part, j'aimerais aussi marquer notre reconnaissance à Madame Christiane Courbo qui a suffisamment officié derrière ses fourneaux pour mériter aujourd'hui de se faire servir.

Enfin, je ne saurais les oublier, merci à tous les membres du ccas qui ont pris sur leur temps pour aller vous inviter et qui, hier après-midi, se sont à nouveau mobilisés pour dresser la table.

Voilà, Mesdames, Messieurs, chers aînés,

Je manquerais à tous mes devoirs, si, dans l'assistance, j'oubliais de saluer les présidentes du club des aînés, je veux dire, l'actuelle et la précédente et puis enfin, pour me faire pardonner par avance le cas probable où mes problèmes de santé se manifesteraient et m'obligeraient à vous abandonner quelques instants, j'ai pensé qu'en hommage aux grands-mères dont c'est la fête aujourd'hui, une petite attention leur ferait plaisir.

Alors, bon appétit et bon après-midi à toutes et à tous !

Yves Beuvain.