Sophie
Beuvain a redonné vie au deuxième café du village
Si le bonheur n’était pas
qu’un Mirage
Aymeric
adore les chatouilles. Dès que sa maman l'effleure il part dans un fou rire
qui fait vraiment plaisir à voir. C'est en grande partie à cause de lui que
Sophie Beuvain a fait le grand pas il y a un peu plus d'un an. Elle a saisi
l'occasion lorsqu'elle a appris que la municipalité cherchait un repreneur
pour le Mirage, le café situé juste à côté de la salle du Chant des Oiseaux.
En une journée, avec Eric son compagnon, l'affaire était entendue et trois
semaines plus tard une nouvelle vie commençait pour la petite famille.
A
vrai dire, la naissance d'Aymeric a considérablement modifié le destin de
Sophie. Employée dans un commerce campagnard, travaillant le week-end, obligée
de laisser son petit garçon chez la nourrice ou chez ses parents à longueur de
journée, elle a préféré pouvoir vivre en famille même si le métier est prenant.
Mais la présence quotidienne et quasi permanente de celui qui est devenu la
mascotte de l'établissement assure l'équilibre de la famille et son bonheur.
Enfant du
village, fille de garagiste, élevée avec le sens du commerce et du contact,
Sophie a très vite relevé le défi. Aujourd'hui, le Mirage tourne bien et dès
les premières semaines, les résultats allaient au-delà des espérances de la
nouvelle patronne. «Un café, ça doit être ouvert», analyse Sophie, « même si-
parfois, le soir. c'est un- peu dur de faire partir les derniers clients». De
fait, tous les jours (sauf le mardi), Sophie accueille les habitués avec son
sourire immuable. «Cela a fonctionné tout de suite, surtout avec les jeunes du
village», se félicite t-elle. Et puis il y a aussi les joueurs de javelot qui
ont leur local à côté du café, la salle communale qui draine d'autres clients.
Si l'on ajoute le club de foot qui se retrouve après les match et les
nombreuses animations qu'a su créer Sophie dans son commerce, Le Mirage a
retrouvé toute sa place dans le paysage du village et même du secteur.
Mais la jeune
trentenaire a d'autres idées. En faisant de la petite brasserie, «c'est
vraiment quelque chose de simple » note-t-elle, elle attire aussi une
clientèle nouvelle. Ce sont les membres d'entreprises du, secteur telle
qu'Eurovanille, située à quelques mètres seulement. Ainsi chaque jour, ce sont
cinq, dix, voir vingt couverts qui sont servis au Mirage, en toute simplicité mais
avec beaucoup de gentillesse et de chaleur humaine.
A l'heure où la
commune souhaite revendre les murs du café, Sophie, Aymeric et Eric sont prêts.
Il est des mirages qui sont bien réels...
Article réalisé par Luc Farissier de
l’Abeille de la Ternoise.