Le mot du maire Mes chers concitoyens, D’ordinaire, dans ce petit message que je vous adresse chaque trimestre, j’évite soigneusement de m’engager sur le terrain miné de la politique nationale sauf, bien sûr, quand un sujet touche directement la vie des collectivités locales comme ce fut le cas dernièrement avec la réforme de la fiscalité des communes et des intercommunalités et, notamment, la disparition de la taxe professionnelle! Aujourd’hui pourtant, à titre tout à fait exceptionnel, je vais, en quelque sorte, suspendre sinon rompre mon serment de neutralité et vous dire quel sera mon choix lors d’un prochain scrutin ; je veux parler bien sûr des élections cantonales de 2011. En effet, comme vous le savez, dans un peu moins de quatre mois, soit les deux derniers dimanches de mars, nous serons conviés à nous rendre aux urnes pour renouveler le mandat de conseiller général détenu depuis 1998 par Ghslain TETARD. Avant d’en venir à ce choix et à ce qui le motive, j’insiste sur ce point : cette position est la mienne, elle n’engage que moi et aucun cas le conseil municipal dont les membres sont libres de leur conviction et de leurs préférences partisanes. Le dernier vote Le scrutin de mars prochain aura, à plus d’un titre, un caractère particulier : en effet, la loi « Balladur » qui réforme l’organisation et le fonctionnement des collectivités locales va provoquer la disparition de la fonction d’élu cantonal et son remplacement par celle de conseiller territorial. C’est donc la dernière fois que nous élirons un conseiller général et, qui plus est, comme la loi a également décidé une élection générale des conseillers territoriaux en 2014, les heureux élus de mars prochain ne feront qu’un demi mandat de 3 ans. Autre nouveauté de ce scrutin cantonal, comme ce fut déjà le cas en 2008 lors du renouvellement de l’autre moitié des départements, tout candidat doit désormais se choisir un suppléant ou plutôt, comme il est écrit dans la loi, un « remplaçant éventuel » qui devra être, pour reprendre la formule de Guy Béart, « du sexe opposé » à celui du titulaire. La bonne décision Dans le canton de Campagne, avec seulement trois femmes maires sur 23 communes, nous avons encore du chemin à parcourir pour atteindre la parité. Toutefois tant parmi ces élues qu’au sein de la société civile, les femmes de talent ne manquent pas et nombreuses sont celles qui ont toutes les compétences et toutes les qualités requises pour prétendre à un tel mandat électif : la politique est un monde à part qui cultive ses propres valeurs ; un monde où l’affectif l’emporte parfois sur la raison et la rationalité, un monde où l’intelligence du cœur doit souvent batailler avec celle de l’esprit pour aboutir à la « bonne décision », juste et équilibrée. L’arrivée en politique et à tous les niveaux d’un plus grand nombre de femmes ne pouvait avoir que des effets positifs et je peux témoigner que c’est bien le cas au conseil municipal de notre village où la présence d’un tiers d’élues a singulièrement enrichi les débats… A la manœuvre Et cela a dû se savoir ou se remarquer puisque c’est à une élue de Gouy, en l’occurrence ma première adjointe, Françoise THELU, que Ghislain TETARD a demandé de l’accompagner dans sa prochaine campagne cantonale et bien sûr, elle a dit « oui » sans hésiter mais pas sans avoir réfléchi : le combat politique sera rude et sans concession. Cette perspective ne ravit pas Françoise qui préfère l’action concrète et positive à la rhétorique politicienne souvent creuse et inutile. J’en suis convaincu par avance, Françoise sera à la hauteur de sa tâche et, pour l’avoir vue à la manœuvre à la mairie où elle fait plus que me seconder, je sais qu’elle saura rapidement dominer son sujet pour pouvoir mener une campagne ardente et offensive dans laquelle je l’accompagnerai. Je compte sur vous tous pour lui témoigner votre soutien et l’encourager dans le combat qu’elle mène pour vous. Le maire, |